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Pierre, 53 ans, photographe à Miribel (01)

"Ma toute première motivation, c’est le goût ! Et comment dire ? Ça a plus de goût quand je sais d'où ça vient (...)"

« Je vis à Miribel, à côté de Lyon, avec ma femme. Nous avons trois enfants, deux qui sont partis étudier et un qui est encore à la maison.

C’est moi qui cuisine à la maison, c’est également plutôt moi qui fais les courses et je dirais que nous y allons une douzaine de fois par mois parce que nous fractionnons beaucoup : nous allons environ une fois par mois au supermarché pour faire les grosses courses, les stocks, et je fais deux fois par semaine le marché. Je vais également une fois par semaine à la boucherie. Environ une fois par an j’achète aussi de la viande en direct au producteur, un chevreau entier par exemple.

Une fois par an j’achète de la viande en direct au producteur, un chevreau entier par exemple.

Quand on va au supermarché ou à l’hypermarché, on fait une liste, pour le reste c’est selon l’inspiration. J’ai aussi mes petites habitudes, au marché par exemple, je vais toujours aux mêmes stands, les vendeurs, que je connais bien, deviennent des prescripteurs, font le choix pour moi, trient, sont des garants.

Je me sens sensibilisé aux questions qui concernent l’alimentation : je cherche par exemple à connaître le producteur et le lieu de production de mes produits frais, à savoir comment le produit est fait. Le fromage d’un paysan, c’est l’idéal ! C’est un mélange de curiosité personnelle et d’une forme de conscience politique vis-à-vis de l’agriculture. Cela me rappelle aussi à mes souvenirs familiaux, mon grand-père était boucher, il choisissait la viande avec soin, il y avait une esthétique. Mais ma toute première motivation, c’est le goût ! Et comment dire ? Ça a plus de goût quand je sais d’où ça vient, je mange le paysage, la part d’amour qu’y a mis le producteur !

Ma toute première motivation, c’est le goût ! Et comment dire ? Ça a plus de goût quand je sais d’où ça vient, je mange le paysage, la part d’amour qu’y a mis le producteur !

En général les scandales alimentaires ne concernent pas les produits que je consomme donc ils n’influencent pas vraiment ma façon d’acheter. Ils renforcent en revanche mes convictions et mes choix !

On achète de plus en plus de produits BIO mais ce n’est pas le premier critère. Je m’y fie pour le vin (Déméter) mais le label BIO n’est pas pour moi gage de qualité à coup sûr. Je regarde aussi d’autres labels : le Label Rouge par exemple qui a un cahier des charges stricte ou encore les AOC. Je regarde aussi beaucoup les produits fermiers : cochon fermier, volaille fermière etc. Nous allons parfois dans les enseignes spécialisées mais plutôt pour les produits en vrac. J’évite de plus en plus les grandes surfaces.

Pour moi, le premier critère pour les produits frais c’est la fraîcheur, pour les produits élaborés, je regarde les additifs. La question de « qui l’a fait » est toujours importante, celle du local aussi. Après pour certains produits, j’achète du basique, pour les pâtes par exemple.

A force de décrypter, j’estime savoir maintenant où j’en suis dans ma consommation et dans mes choix même s’il manque encore des informations.

A force de décrypter, j’estime savoir maintenant où j’en suis dans ma consommation et dans mes choix même s’il manque encore des informations, sur les OGM par exemple. »

 

 

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